Céline DION voit le jour le 30 mars 1968, au moment où le Québec se libère du joug du clergé et de la suprématie des anglo-saxons. Son prénom, elle le doit à une chanson que sa maman lui fredonnait tout le temps alors qu’elle était enceinte : « Céline » , signée Vline Buggy et interprétée par Hugues Aufray.
Très jeunes, Céline est baignée dans un univers musical. Ses parents, comme ses 13 frères et sœurs, jouent tous d’un instrument de musique. La chanson la passionne à tel point qu’elle commence à se produire dans l’hôtel que tiennent ses parents dans la banlieue Est de Montréal.
En 1978, elle a à peine 10 ans. Sa mère et un de ses frères lui écrivent une première chanson, « Ce n’était qu’un rêve », dont Céline fait une maquette. La cassette est envoyée à un impressario très dynamique, René Angelil, qui compte déjà à son palmarès, René Silmard et Ginette Reno. Celui-ci décide de sortir le disque sur le marché québécois.
CE N’ETAIT QU’UN RÊVE :
Dans un grand jardin enchanté
Tout à coup je me suis retrouvée
Une harpe et des violons jouaient
Des anges au ciel me souriaient
Le vent faisait chanter l’été
Je marchais d’un pas si léger
Sur un tapis aux pétales de roses
Une colombe sur mon épaule
Dans chaque main une hirondelle
Des papillons couleurs pastel
Ce n’était qu’un rêve
Ce n’était qu’un rêve
Mais si beau qu’il était vrai
Comme un jour qui se lève
Ce n’était qu’un rêve
Un sourire sur mes lèvres
Un sourire que j’ai gardé
Le soleil et ses rayons d’or
Les fleurs dansaient sur un même accord
Des cheveux blancs avec des ailes
Semblaient vouloir toucher le ciel
Vraiment j’étais au pays des fées
Ce n’était qu’un rêve
Ce n’était qu’un rêve
Mais si beau qu’il était vrai
Comme un jour qui se lève
Ce n’était qu’un rêve
Un sourire sur mes lèvres
Un sourire que j’ai gardé
Au-delà de mon rêve
Ce n’était qu’un rêve
Paroles : Thérèse Tanguay-Dion
Musique : Jacques Dion
Suite au succès du disque, elle publie 2LPs au Québec, 2 « longs jeux », dit-on en joual.
Très vite, René Angelil a de grandes ambitions pour Céline. Le marché québécois, avec ses trois millions de francophones, est un marché étroit. Il demande à Eddy Marnay (parolier français de Bourvil à Claude François) de l’aider à imposer Céline en France. Celui-ci au début 1982 réussit à convaincre une maison de disques de sortir « Ce n’était qu’un rêve » dans l’escagone.