Céline DION a toujours su qu’elle serait , un jour, une grande chanteuse internationale. A 12 ans, elle chantait dans les mariages, les fêtes, les foires locales et les clubs de golf. Sa mère, Thérèse Tanguay-Dion, l’a constamment encouragée à réaliser son rêve. Pour aider sa fille à lancer sa carrière, elle la présenté à René Angelil, qui est alors l’impressario de Ginette Reno. Mais Céline n’a pas encore de répertoire original, et il faut lui trouver un auteur. Pragmatique, Maman Dion décide d’écrire elle-même des chansons pour sa fille. Un soir, elle s’installe devant sa table de cuisine et produit Ce n’était qu’un rêve. Un de ses fils, Jacques, compose la musique. Dans le même temps, Céline écrit Grand-Maman, qu’elle dédie à sa grand-mère paternelle récemment disparue. Une fois ces deux chansons enregistrées, Maman Dion envoie à René Angelil la cassette, entourée d’un diachylon rouge.
A cette époque, René prépare une stratégie de marketing pour promouvoir la carrière de Ginette Reno dans le monde. Il s’est notamment associé à l’auteur français Eddy Marnay, qui écrit pour les plus grand interprètes de la scène musicale française. Mais Ginette Reno décide de changer de gérant, et c’est au même moment que René Angelil découvre sur son bureau la cassette de Céline DION. Dés la fin de la première écoute, il appelle la famille Dion pour fixer un rendez-vous. Lorsque la petite Céline pénètre le bureau de René, elle est très impressionnée. Il lui demande d’interpréter sa chanson devant lui. En guise de micro, Céline attrape un crayon, puis se lève et commence à chanter.
René est abasourdi. Devant l’ampleur du talent de Céline, les larmes lui montent aux yeux. Il est tellement ému qu’à la fin de la chanson, il n’ose pas lui parler. « Je n’était d’ailleurs même pas sûr de me rappeler de son nom ; Christine, Cécile ou Cécile », expliquera-t-il plus tard. De son côté, Céline se souvient « d’un bel homme, élégant, chaleureux, avec des yeux magnifiques, qui m’a parlé doucement ». A la fin de la rencontre, René confirme à Mme Dion qu’il accepte de s’occuper de la carrière de sa fille.
René travaille d’arrache-pied pour connaître ce nouveau talent et il hypothèque même sa maison pour pater l’enregistrement du premier disque de sa protégée. Il contacte alors l’équipe de Michel Jasmin, l’animateur du plus gros talk-show de al télévision québécoise, que regarde en moyenne 2.2 millions de téléspectateurs. Le 19 mars 1981, Michel Jasmin offre à Céline Dion l’occasion de faire sa première apparition à la télé. Le public est immédiatement conquis et, à l’automne, elle a déjà vendu 25.000 exemplaires de son premier 45 tours, Ce n’était qu’un rêve. Elle profite d’ailleurs de l’été pour enregistrer ses deux premiers albums, La voix du bon Dieux, composés de chansons originales d’EDDY Marnay. Et Céline chante noël, un disque thématique. En novembre et en décembre de la même année, Céline fait sa première tournée promotionnelle dans les centres commerciaux du Québec. Une expérience pas très réjouissante pour la jeune fille: « bien souvent, les gens ne faisaient pas attention à moi. Ils étaient pressés, ils avaient des courses à faire. Ils me plantaient là et emmenaient les enfants voir le père-noël ». Elle vendra toit de même plus de 75.000 exemplaires de ses deux albums.
PEU D’AMIS
A l’époque, Céline à 13 ans, elle n’a jamais quitté sa famille et elle n’a pas beaucoup d’amis.
Comme elle dit à tout le monde qu’elle veut devenir une grande chanteuse, ses camarades de classes se moquent d’elle, d’autant plus qu’elle n’est pas la plus jolie de l’école. Mais Céline apprend vite, et son désir de réussir est hors du commun.
Le 5 mars 1981 est un jour sombre pour la famille de Céline. Le restaurant, Le Vieux Baril, tenu par les Dion, est la proie des flammes pour la deuxième fois. Ils touchent un remboursement des assurances, mais au lieu de réinvestir dans un commerce, Maman Dion décide de s’occuper de la carrière de Céline Elle l’accompagne désormais dans tous ses déplacements au Québec comme à l’étranger.